Le conte à été écrit en 1994, quand j'étais à Nantes, à la fac des lettres faisant "mon année de français". Toutes les histoires ont été corrigées autrefois par mon Professeur de littérature française, M. Kersaudy.
Die Originalgeschichte habe ich 1994 auf französisch geschrieben. Ich bemühe mich, bald eine Übersetzung auf deutsch hinzuzufügen.
Je suis un cormoran - pas un cormoran huppé étriqué, mais un grand, avec un joli col blanc et des plumes noires aux reflets verts et bleus dans le soleil Je suis né prés de "La Plaine de Mazerolles" sur l'Erdre ou il y avait et, je crois, il y a encore, une grande colonie de cormoran. C'était un endroit très tranquille le ou on pouvait rencontre surtout des canards, tandis que les mouettes étaient relativement rares. Donc, un paradis pour les grands cormorans.
Mais j' étais jeune, je trouvais cet endroit trop lassant, trop calme. La seule distraction fut de voir un aigle - un événement, qui m' impressionna très profondément et qui excita peut-être ma curiosité d'explorer le monde.

Grand cormoran

Certes, aujourd'hui, Je mot "le monde" me semble très exagéré, presque ridicule, mais à ce moment-là, je fus persuadé que je pourrais explorer "le monde" en volant seulement quelques jours loin de nous. Donc, je quittai ce paradis. Je volais dans la direction de l'ouest et je m'installai prés du Croisic. C'était un endroit complètement diffèrent de la Plaie de Mazerol1es. Il y avait une grande colonies de goélands argentés, mais aussi beaucoup d'autres oiseaux, qui font beaucoup de bruit, comme les mouettes rieuses, les sternes, les avocettes, etc. Au premier regard, j'avais trouvé cette région vivante et très à mon goût. Mais après seulement deux semaines, je croyais devenir fou.
Je commençais même a plonger que pour le plaisir et plus seulement é cause de la faim. Quand je plongeais sous 1' eau, je trouvais un silence si complet, une tranquillité si profonde, que j' avais l'impression de plonger dans un autre monde. Et chaque fois, je regrettais de remonter à la surface, où j'étais accueilli par le bruit des mouettes, des goélands et des sternes, dont la voix me faisais du mal aux oreilles, bien que, chez un cormoran, elles se trouvent très profondément à 1' intérieur. Il n'avait aucune tranquillité là-bas Ce n'était pas seulement le bruit des goélands et des sternes, mais aussi la vue de la foule grouillante des limicoles. A marée-basse, sur la plage, on pouvait voir des centaines des 1imicoles filer comme des bolides dans une cohue impénétrable. Il semblait qu'ils ne s'arrêtassent jamais; s'il l'un freinait, l'autre derrière le heurtait. Et de cette façon, il y avait toujours beaucoup de carambolages.
Un barge me dit, que j'étais très arrogant, mais ce n'est pas vrai. Chacun doit avouer, que cet amas pêle-mêle d' oiseaux de toutes les couleur, ce mélange de bécasseaux, gravelots, tournepierres tournepierre; Bild aus: Lars Jonsson, Fugler, 1992 et je ne sais quels autres limicoles, ne donne aucun honneur a l'ordre des oiseaux.Seulement un ornithologue très passionné peut être assez fou pour avoir l' ambition de les observer et les distinguer. On peut se demander maintenant, pourquoi je restais quand même si longtemps.
C'étais parce que fis pas seulement la connaissance des limicoles et des sternes, mais aussi la connaissance du grand amour de ma vie.
Lorsque que je volais au dessus des marais salants je vis un oiseau superbe. Je n'en avais jamais vu d' aussi bel oiseau auparavant. Une aigrette.

une aigrette

El le se tenait dans l'eau peu profonde, avec quelques mouettes rieuses et échasses, mais elle avait l'air seule parmi elles. Elle se tenait très droite, très fière, très élégante, avec ses plumes blanches si chatoyantes, pures comme l'albâtre, avec des longues plumes derrière la tête, dans lesquels le vent soufflait. Je devrais apprendre un peu après qu'on appelle ces plumes "les aigrettes". Et la manière dont elle faisait les pas, très calme, avec une grâce douce, m'enchanta. Mais la plus belle partie de son apparence était son cou! Si fin, si frêle. Je croyais toujours que les cormorans sont les oiseaux au cou le plus beau, mais désormais je savais que je me suis trompé.
Je faisais des tours et des tours pour la voir encore et à un moment ou je passais au dessus d'elle, elle, s' envola. Elle avait des ailes très grandes et belles avec lesquelles elle planait plutôt que volait et elle repliait Je cou avec beaucoup de grâce.
Quelques jours après, j' essayerai aussi de replier mon cou a heu de l'étendre, mais a mon grand regret cela ne marchera pas. Le soir même, quand je revins sur ma tourelle, où je dormais habituellement avec quelque autres cormorans, je demandai a mon voisin de quelle espèce elle était. Il me répondit que les aigrettes étaient des hérons. Il ajouta que je devais m' écarter d' elles, parce qu'elles étaient très orgueilleuses et qu'on ne sait jamais, si les pattes jaunes n' étaient pas contagieuses.
Peu après, quand la nuit fut tombée, je me sentais très triste et je ne pouvais pas m'endormir a cause de mes soupirs. Ainsi, je restai encore très longtemps au Croisic, presque deux ans, sans dire un seul mot a 1' Aigrette. En effet, elle était vraiment très orgueilleuse, mais sa beauté m'empêchait quitter cet endroit.
Entre les cormorans de mon petit groupe, il y avait un cormoran femelle jeune, qui enfin me guérit. Il me semble qu'elle m' aima depuis mes premiers jours au Croisic. J'étais si subjugué par l'Aigrette que je ne n'avais pas remarqué, tandis qu' elle avait très bien remarqué que étais complètement affole par 1' Aigrette. Elle essaya mille fois de vaincre ma folie. "Es-tu totalement aveugle?" dit-elle, "Elle est vaniteuse et orgueilleuse et de toute façon, c' est un héron! Où veux-tu que cela mène, hein?" me demanda-elle. Et elle avait toute à fait raison. Une aigrette et un cormoran! Qu' est-ce que cela va donner? Une espèce blanche noire, avec des jambes en cerceau, longues et fines, avec des pattes palmées?
C'était totalement désespéré. Mais heureusement, la fille-cormoran ne m'abandonna pas et peu a peu elle me convainquit. En ce temps, j' avais déjà trois ans et c'était alors le bon âge pour avoir une famille. Elle me supplia de quitter Le Croisic avec elle pour être loin de 1' influence de l'Aigrette. Ainsi, nous allâmes a Cancale, ou je me trouve aujourd'hui.
Ici, il y a une île, un réserve pour les cormorans. C, est déjà la deuxième fois, que nous avons des petits cormorans - noirs, avec des jambes courtes arquées et des jolies pattes palmées.
Grâce à ma femme que j' aime maintenant profondément, je peux même supporter les cris des goélands et des sternes et aussi bus les cormorans huppés, qui croyaient être des vrais cormorans.
Parfois, je pense encore à l'Aigrette, mais j'ai compris que cela ne sert a rien d' essayer d'attraper la lune, quand sur la terre, la vie est peut-être plus vivable...

février 1994

(Der Kormoran und der Seidenreiher)
retour à la page d'acceuil